IV - LES POSITIONS FONDEMENTALES DE L' AVA

L'AVA veut être considérée comme un partenaire de la municipalité dans tous les problèmes qui touchent à la qualité de la vie, partenaire naturellement critique mais toujours constructif.

Ce partenariat doit s'exercer plus spécialement, mais non exclusivement, dans le domaine de l'urbanisme et des services urbains à raison de sa compétence reconnue par l'arrêté préfectoral du 6 février 1980 qui agrée l'AVA au titre du Code de l'Urbanisme.

Une première difficulté, pour une telle association est de se positionner à l'égard de la municipalité efficacement: se présenter comme un partenaire compétent et représentatif, demandant à coopérer dans l'intérêt général, mais gardant sa liberté , …et obtenir d'être considéré comme tel !

Une coopération active et engagée, encouragée par la municipalité, risque d'associer plus ou moins aux décisions et de faire perdre à l'association son indépendance réelle, -ou tout au moins, aux yeux des citoyens, l'image de l'indépendance.

Par contre, une confrontation comportant un échange d'informations et de points de vue sans engagement dans les décisions risque d'être vécue par la municipalité comme une opposition qu'elle cherchera à neutraliser soit frontalement, soit plus insidieusement si l'association est jugée avoir du poids dans la commune. Alors, il n'y a plus de dialogue utile avec la municipalité ; le rôle de l'association risque de se réduire au seul champ d'une opposition stérile.

La note ci-après 1-« Quelles relations avec la municipalité ?  » montre comment l'AVA tente de résoudre ce problème.

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Le POS comporte deux documents fondamentaux : le Rapport de présentation et le Règlement. Le Rapport de présentation contient un diagnostic de la commune, les conclusions qui en ont été tirées et en conséquence les orientations à concrétiser dans le règlement .

Avec le PLU apparaît un troisième document, le Plan d'Aménagement et de Développement Durable (PADD) qui renforce l'aspect prospectif du Plan d'Urbanisme .

Bien que fondée sur une vue très claire des orientations à défendre pour la sauvegarde et la mise en valeur des sites urbains du Val-André et de Dahouët, l'action de l'AVA s'est souvent concrétisée par des prises de position sur le Règlement.

Aujourd'hui, l'AVA appelle plus explicitement à une réflexion en amont.

C'est l'objet de la note ci-après 2-« Un projet d'urbanisme, pour quel avenir ? »

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L'objectif de l'AVAde sauvegarder les sites du Val-André et de Dahouët a été trop souvent considéré par beaucoup comme rétrograde ou passéiste.

Depuis 20 ans, les mentalités ont beaucoup évolué, et l'idée qu'il faut prendre des mesures de sauvegarde du patrimoine, qu'il soit naturel ou oeuvré, est très actuelle.

Localement l'AVA a certainement contribué à cette évolution.

Mais en même temps, l'AVA a insisté sur la notion de mise en valeur. Cette mise en valeur peut être conservatoire en donnant aux monuments à sauvegarder un périmètre de protection pour le figer dans son époque. L'AVA a été longtemps soupçonnée d'une telle conception.

Sa conception de la mise en valeur, pour les sites du Val-André et de Dahouët est au contraire une conception liée à l'objectif de la qualité de la vie des résidents d'aujourd'hui : c'est une mise en valeur dynamique et vivante

La présentation de la conception de la sauvegarde et de la mise en valeur que défend l'AVA fait l'objet de la note 3-« Sauvegarder – Mettre en valeur ».

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La note 4-« Infrastructures de base » paraît redescendre d'un échelon vers le niveau des actions concrètes en cours ( Titre II – 3 Présentation de l'association – 3 Les principales actions en cours ).

Il s'agit en fait spécialement ici de la question des « Voies et Espaces publics » que pose l'AVA inlassablement – mais sans beaucoup de succès jusqu'à présent- depuis plus de 5 ans .

Cette question exige une vue à très long terme avec une réflexion approfondie sur l'avenir de la commune .

Les « Voies et Espaces publics » constituent la trame de l'urbanisation . Il s'agit d'abord naturellement de l'utilisation en surface de ces voies et espaces pour la circulation, le stationnement, la promenade, la fête publique…etc. ; mais il s'agit aussi de tous les réseaux qui passent en sous-sol de la chaussée ( eau, assainissement,, électricité, téléphone ).

Il paraît donc inconcevable qu'on poursuive l'élaboration du PLU sans que des décisions aient été prises sur l'aménagement du réseau des voies de liaison et de desserte, et sur les espaces publics.

Le réseau existant à Pléneuf-Val-André, date, à peu de chose près, de la fin de la voiture à cheval. Il faut passer au stade de la voiture automobile et anticiper l'avenir.

Les espaces publics sont de plus en plus nécessaires, au fur et à mesure de la densification des habitations, pour apporter aux résidents un élément essentiel de la qualité de la vie.

Compte tenu du très long délai de mise en place progressive des aménagements et des créations de nouveaux espaces et voies,


Voir:


1 - Quelles relations avec la municipalité?
2 - Un projet d'urbanisme pour quel avenir?
3 - Sauvegarder - Mettre en valeur
4 - Infrastructure de base

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