I - PRESENTATION DE PLENEUF VAL-ANDRE

La commune de Pléneuf-Val-André est située dans la baie de Saint-Brieuc, au sud-est, à 14 km seulement de Lamballe, petite ville très active sur le grand axe routier et sur la ligne ferroviaire qui relient Rennes à Brest en desservant toute la côte nord. LAMBALLE, à moins de trois heures de Paris par TGV et à 420 km par la route, assure ainsi à Pléneuf-Val-André d'excellentes liaisons avec le bassin parisien et le grand-ouest. Ces liaisons favorisent l'implantation d'une très forte population de résidents secondaires attirés par la qualité du site et celle de l'urbanisation.

La commune de PLENEUF-VAL-ANDRE comprend trois pôles :

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1 – Le bourg, situé à près de deux kilomètres du bord de mer, a été fondé au 6ème siècle par des fugitifs venus de Grande-Bretagne.

Il a longtemps gardé le caractère d'un bourg rural traditionnel des côtes de la Bretagne-nord, dont le lien avec la mer et la grande pêche a été illustré par la très belle série télévisée « Entre terre et mer ».

C'est aujourd'hui le chef lieu du canton qui comprend également Erquy, avec des populations de résidents permanents à peu près équivalentes (environ 3700 habitants).

Pléneuf, originellement appelée Plou Nevez, est le centre administratif de la commune qui n'a pris la dénomination de Pléneuf-Val-André qu'en 1965.

Ni le site naturel, ni le bâti du centre-bourg ne présentent de caractères originaux .

Une moyenne surface et un centre commercial récent qui bénéficient de la clientèle estivale s'y intègrent progressivement.

Le passage, en saison estivale, d'une population de 3700 habitants à plus de 20000 pose naturellement des problèmes de circulation et de stationnement qui ne sont encore que partiellement réglés.

Il s'agit là d'un élément du problème général des «Voies et Espaces publics » de l'ensemble de la commune, dont l'AVA réclame l'étude, et à l'égard duquel elle fait des propositions (voir, sous le Titre III - «Les positions prises par l'AVA », le chapitre « Infrastructures de base »).

 

2 – Le port de Dahouët est très ancien.

Il s'est créé sur une petite ria coudée dont l'entrée, très étroite, est orientée au nord-ouest, offrant un abri très protégé quel que soit le temps.

Dès le 12ème siècle, une tour fut construite à l'entrée de Dahouët pour faire un port de cette ria.

Il est certain que vers 1510 Dahouët faisait déjà la pêche à Terre Neuve.

En 1606, il existait sur le port un chantier de construction navale.

Dans un ouvrage de 1756, le Chevalier Mazin signale : «Dahouët est un havre de marins où se fait un grand commerce de cabotage ; les galères du roi viennent y chercher le bois de construction ».

En 1772 un plan du port mentionne I6 constructions dont 5 sont des greniers-celliers.

Les cales et le quai ont été construits en 1822 pour faciliter les échanges : grains et cidres du pays, en retour desquels on se procure sel, vin, ardoises et pierres de moulage.

En 1830 on compte 18 bâtiments de commerce ou de pêche.

A plusieurs reprises des navires français poursuivis par les anglais sont venus se mettre à l'abri dans le port .

La statue de Notre-Dame de la Garde à l'entrée du port fut inaugurée en 1864 .

En 1869 il est établi un projet pour un feu à l'entrée du port qui ne fut réalisé que vers 1895 .

C'est à l a fin du 18ème siècle que Dahouët connut sa grande époque de prospérité.

On y arma jusqu'à 14 goélettes pour la pêche à la morue à Terre Neuve puis en Islande.

Le commerce des pommes de terre sur l'Angleterre et surtout sur le Portugal y fut très vivant.

Le fond de cette petite ria a été barré pour créer à la fin du I8ème siècle un moulin à marée dont le reflux était un peu accru par le débit de la petite rivière « La Flora » .

La nouvelle route Lamballe / Dahouët qui passe sur ce barrage fut ouverte en 1780 .

C'est toujours par cette route qu'est assurée la liaison Pléneuf-Val-André ave Lamballe et avec Saint Brieuc .

Cette traversée de Dahouët pose un double problème :

Cette question est au cœur du problème général des «Voies et Espaces publics » que l'AVA pose avec force depuis plus de cinq ans.

Le vieux bassin n'a plus d'activité commerciale depuis plus de 40 ans, et la oêche professionnelle l'a progressivement quitté au profit d'Erquy .

Bien que tout l'avant-port reste encore affecté à la pêche, Dahouët est devenu aujourd'hui quasi-exclusivement un port de plaisance .

Le vieux bassin est un bassin d'échouage qui comporte pour la plaisance I85 places sur bouée.

Un nouveau bassin, créé en I989, dit « Bassin des Salines » parce qu'il a été creusé sur une très ancienne saline, est accolé au vieux bassin par lequel il accède à la mer; il en est séparé par un seuil qui permet d'y maintenir les bateaux à flot.

Ce nouveau bassin comporte 313 places sur ponton .

Devant la très forte demande en attente, même pour le vieux bassin, il est envisagé d'élargir le bassin des Salines .

Le site naturel de Dahouët et le bâti du quai nord (vieux bassin) constituent un site remarquable, pour la sauvegarde et la mise en valeur duquel l'AVA est intervenue à maintes reprises au cours des dernières années (voir, sous le Titre II - « Présentation de l'association », le chapitre « Historique » ).

 

3 – Le Val-André est la station climatique et balnéaire créée à la fin du 19ème siècle sur une magnifique plage en arc de cercle entre deux pointes

La pointe de Piègu est prolongée par un îlot, le Verdelet, accessible à pied par un cordon de galets aux basses mers des grandes marées, qui est aujourd'hui une réserve d'oiseaux.

L'îlot du Verdelet, et Notre-Dame de la Garde à l'entrée de Dahouët, occupent une grande place dans l'iconographie locale.

L'AVA a adopté pour enseigne l'image de Notre-Dame de la Garde !

Le site de l'Office de Tourisme www.val-andre.com décrit ainsi la digue promenade qui borde la plage : « Les anciennes villas de pierre sont ornées de bow-windows, ce qui leur confère un charme anglais ; les hôtels réhabilités en appartements ont gardé leur cachet d'autrefois. La longue digue piétonne de 2,5 km surplombe la superbe plage de sable fin. »

La station s'étire le long de la digue-promenade, adossée à deux collines entre lesquelles passe la route qui monte au centre-bourg.

Ces collines, encore très arborées, contribuent beaucoup à la beauté du site , mais cette topographie est une forte contrainte dans l'organisation des voies de circulation et de desserte.

Le Val-André a été créé à partir de 1880 par l'ingénieur Charles Cotard, collaborateur de Fernand de Lesseps.

A la fin du I9ème siècle on trouvait déjà 25 villas sur la digue-promenade.

Mais les constructions les plus marquantes ont été :

De ces trois constructions, la plus forte et la plus symbolique dans le démarrage et dans l'image de la station a été la « Villa Notre-Dame ».

En 1919, la digue-promenade n'était encore qu'ébauchée; elle était soutenue sur environ un tiers de sa longueur par des murets privés. La collectivité prit alors la décision de principe d'une prise en charge publique de ce qui devait devenir progressivement la digue-promenade telle qu'elle existe aujourd'hui .

La dernière décision qui a marqué la station a été celle de construire « La Rotonde » au centre de la digue-promenade, pour y installer le casino dans un bâtiment moderne et prestigieux. La réalisation en a été longue puisque la « Rotonde » n'a été inaugurée que dix ans plus tard en 1934.

A cette dernière date, la digue-promenade venait d'être achevée, et l'ensemble avait l'aspect général qu'il a gardé jusqu'à présent malgré la construction de quelques immeubles collectifs.

Le Val-André est devenu une station balnéaire très connue, particulièrement appréciée par les familles en raison de la beauté de la grande plage qui est très sûre, de l'agrément de la digue-promenade piétonne, et des activités sportives qu'elle propose : voile et autres sports nautiques, tennis, randonnées… etc.

C'est au Val-André que se concentre la plus grande partie des résidences secondaires qui, sur l'ensemble de la commune, représentent I20% des résidences principales .

Toutefois, si le Val-André était de ce fait une station un peu morte hors saison jusqu'il y a une dizaine d'années, la situation a progressivement beaucoup changé :

L'association AVA a consacré la plus grande partie de son activité à la défense de la qualité de l'urbanisme du Val-André, à la fois pour tenter de conserver le charme de la digue-promenade, et pour créer des conditions de vie adaptées aux besoins de la vie actuelle.