verdelet

 
Association pour la qualité

de la vie à Pléneuf-Val-André

(Agrément : 6 février 1980 )


Siège social : 19 rue du Gros-Tertre 22370 Pléneuf-Val-André 

ava.pleneufvalandre@wanadoo.fr

www.qualitevie-valandre.com
 

Le bulletin. d’information (sélection d’éditoriaux et d’articles de 1996 à 2004)

La Lettre de l’AVA

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N° spéciaux et documents thématiques

Rapports du CA aux Assemblées générales  et comptes-rendus


II - PRESENTATION DE L'AVA

Historique
Les orientations fixées par les assemblées générales
Les principales  actions en cours (en 2001)

1 – Historique

L'association a été créée à l'initiative de quelques valandréens pour défendre la qualité du cadre de vie des résidents permanents et des résidents secondaires..

Elle a été déclarée à la préfecture des Côtes d'Armor le 6 septembre I974 (journal Officiel du 20 septembre I974).

Si elle a pour but de défendre la qualité de la vie en général sur l'ensemble de la commune, c'est en fait le projet de construction de trois hautes tours au Val-André qui a été le motif déterminant des fondateurs.

 

Cette première action, déclenchée trop tard, n'a eu qu'un résultat limité : les deux premières tours ont été construites conformément au plan initial, mais la hauteur de la troisième tour a été réduite de près de la moitié .

De ce résultat partiel, deux conclusions ont été tirées .

La première est qu'il est nécessaire qu'il préexiste une association forte et compétente très attentive à tous les projets de construction, d'aménagement ou de démolition, pour être en mesure d'agir dans toute la mesure du possible au premier stade du projet, afin de vérifier son adéquation au site et aux besoins actuels et à terme de la population, de le faire évoluer si nécessaire vers l'adéquation souhaitée, ou de s'y opposer avant qu'il soit arrivé à un stade au délà duquel les parties sont trop engagées pour y renoncer.

La deuxième conclusion est qu'une forte mobilisation permet tout de même de combattre des projets déjà menés au dernier stade avant l'exécution : il faut toujours tenter de faire quelque chose pour défendre les causes importantes même si l'action à mener paraît avoir a priori peu de chances de succès.

Si la réduction de la hauteur de la troisième tour a été un résultat plus symbolique que réellement utile, l'action de l'AVA a eu un effet pour l'avenir : plus aucune tour n'a été autorisée. Quelques bâtiments hauts ont été autorisés, mais ils s'appuient au coteau sans endommager gravement le site urbain.

 

L'action la plus spectaculaire menée ensuite par l'AVA avec un succès total, a été l'opposition à un projet d'agrandissement du port de Dahouët par un bétonnage du site qui luç avait paru monstrueux.

Le projet avait été présenté dans un bulletin municipal « Spécial port Dahouët » en novembre I980 .

Si, aujourd'hui, un tel projet était présenté il serait unanimement rejeté. Mais il y a vingt ans, le souci de la sauvegarde et de la mise en valeur des sites naturels n'était guère répandu, et des opérations du type du projet pour Dahouët ont été réalisées aillleurs .

Il a donc été nécessaire de faire une très forte mobilisation des résidents permanents et secondaires mais aussi des simples estivants, nécessaire de faire passer des articles dans la presse locale et dans la presse nationale, et nécessaire enfin d'obtenir des appuis au niveau de l'administration centrale pour faire échouer le projet .

Ce projet a été réduit, comme le proposait l'AVA, au creusement d'un nouveau bassin sur une ancienne saline .

 

Toutefois il a fallu rester vigilant et actif. Si l'idée de créer un avant-port par le bétonnage du site de Notre Dame de la Garde était définitivement abandonné, il restait envisagé de transformer le vieux bassin d'échouage en bassin à flot avec des pontons .En effet, jusqu'à ces toutes dernières années, la municipalité ne s'était guère souciée de la qualité du site ; le seul problème qu'elle appréhendé était celui du nombre de places à offrir à la plaisance.

A Pléneuf- Val-André comme ailleurs, s'imposent progressivement l'idée du respect des sites en revalorisant leur aspect naturel, et celle d'y intégrer harmonieusement l'urbanisation là où elle est nécessaire .

Il est certain que les actions dans ce sens de toutes les associations du type de l'AVA ont beaucoup contribué à cette évolution.

 

La suite de l'histoire de l'AVA se confond pour une grande part avec l'histoire du Plan d'Occupation des Sols (POS) de la commune.

 

Le premier POS a été adopté en I986 .

Très vite il est apparu nécessaire de le reviser.

Un nouveau POS a donc été adopté en I990.

L'ambition du maire de l'époque était de faire du Val-André « un petit La Baule de la Bretagne nord » avec un « front de mer » constitué par des immeubles-barres. A l'époque ce type d'urbanisme était encore prisé par certains ; du moins continuait –on souvent par inertie, a le considérer comme un modèle.

L'AVA était très fermement opposé à cette conception de front de mer sur la digue-promenade. Faute d'avoir pu convaincre la municipalité d'y renoncer, elle décidé d'introduire un recours en annulation devant le Tribunal Administratif .

Pour faire échec à ce recours la municipalité prit la décision de retirer le POS de I990 en raison de ses illégalités formelles et d'en adopter un autre . Mais le nouveau POS entré en vigueur en I992 ne faisait que reprendre toutes les dispositions de I990, en corrigeant exclusivement les irrégularités formelles qui n'étaient que des moyens accessoires de la demande d'annulation présentée par l'AVA.

L'AVA dût alors présenter un nouveau recours en annulation devant le Tribunal administratif.

Des décisions provisoires de sursis à exécuter des permis de construire vinrent confirmer le sérieux des motifs invoqués par l'AVA ;mais le jugement définitif d'annulation n'intervint qu'en juillet I999.

 

Pendant toute cette période, les relations de l'AVA avec la municipalité ont été chaotiques.

La très vive opposition de l'AVA en I980 au projet de construction d'un avant-port qui aurait détruit le site de Dahouët avait rendu détestables ces relations. Mais peu à peu le conflit s'était apaisé et des relations rares, distantes mais courtoises avaient fini par s'établir .

 

Le contentieux engagé en I990 y mit fin brusquement, le maire déclarant qu'il refusait de recevoir les représentants d'une association qui avait engagé une action contre la municipalité.

L'AVA risquait de se trouver alors cantonnée dans une opposition stériel, sauf à recourir à nouveau à des actions contentieuses : il fallait s'efforcer de renouer le dialogue.

Après I996, des relations formellement courtoises se rétablir progressivement. Les désaccords sur les objectifs (ou le défaut d'objectif) et sur les moyens restèrent souvent trçs forts ; mais les positions que défendait l'AVA furent peu à peu prisens en compte. Pour la première fois, en fin de mandat, le maire décidait d'associer l'AVA très étroitement à l'élaboration d'un projet de développement pour Dahouët .

 

Depuis l'origine jusqu'en 2001, l'association n'avait connu qu'un maire.

Pour les dernière élections municipales, ce maire, après six mandats, avait décidé de se retirer. Même si sa relève avait été soigneusement préparée l'AVA devait envisager d'établir de nouvelles relations aussi constructives que possible avec le successeur présenté ou avec son concurrent.

Elle ne pouvait pas rester muette au cours de la campagne électorale, mais elle devait rester totalement neutre. Son intervention a consisté à poser très officiellement aux candidats les principales questions contenues dans « décisions spéciales » des dernières assemblées générales..

Ces questions avaient été soumises pour avis aux sociétaires dans le bulletin numéro 41 de décembre 2000. Les réponses obtenues firent l'objet en mars d'un bulletin spécial (supplément au numéro 41).

Ce fut le concurrent du successeur présenté qui fut élu .

L'AVA n'avait ni à se réjouir de cette rupture, ni à la déplorer.

Il est permis d'espérer que son rôle de partenaire, dont les deux concurrents avaient retenu le principe, aura un réel contenu et sera utile à la commune


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